Papa souhaite qu'on ne parle à personne, y compris à la famille, des résultats du test de Petit Gars. Je me plie un peu à son souhait mais sans grande conviction. C'est à mon initiative que nous avions fait les démarches de ce bilan. J'étais vraiment trop décontenancée par son comportement, sans ressources, sans aide. Maintenant que j'ai le compte-rendu sous les yeux, je ne peux en parler à personne. Je ne veux pas aller crier sur les toits "hey mon fils est super intelligent" non plus mais comment avoir des conseils si je ne peux parler à personne !? Je me suis rapprochée d'une association, c'est déjà un soulagement que de voir que je ne suis pas seule. Tous les a priori sur le sujet sont une entrave pour réussir à sortir de là. Je comprend et connais ces a priori pour les avoir moi-même partagés jusqu'à l'année dernière.
J'avoue que régulièrement je vends un bout de la mèche par-ci par-là, pour recueillir quelques infos. Quand j'apprends qu'untel a dû emmener son enfant chez un psy scolaire pour un éventuel TDAH, je l'interroge, je glisse quelques infos jusqu'à savoir le diagnostic.
J'ai une amie ou deux à qui j'ai donné plus de précisions sur mon cas. Je ne sais pas si j'ai bien fait. Les conseils que j'ai des "profanes" sont quasiment toujours les mêmes conseils inapplicables dans mon cas. Et les conversations finissent pour l'instant toujours par "je suis bien content que mes enfants soient normaux". Il doit y avoir quelque chose de défaitiste dans ma manière de présenter ma situation actuelle. Mais c'est vrai que j'ai du mal à en voir le positif aujourd'hui.
Quand je pense à mon fils, à l'enfant que je projettais quand j'étais enceinte, il correspond exactement à ce que j'imaginais, y compris son éveil, son humour, sa sensibilité, mais pas la partie de son comportement que je ne comprend pas. Le côté obscur de la précocité en quelque sorte.
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